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Forfait, match remis, terrain impraticable : la procédure côté club

Par l’équipe KlubOn · 6 août 2026 · 9 min de lecture

Photo : Unsplash

Il pleut depuis mercredi, la mairie parle d’un arrêté, votre équipe B compte neuf réponses pour samedi. C’est le moment de l’année où un club se trompe le plus souvent — non pas par mauvaise volonté, mais parce que personne ne sait exactement qui prévient qui, dans quel ordre et avant quelle heure. Voici la procédure côté club, et les pièges qui coûtent une amende ou un match perdu.

Avertissement utile : délais, montants d’amende et obligations de terrain de repli sont fixés par le règlement particulier de votre district. Les principes ci-dessous lui sont communs ; les chiffres, eux, se vérifient dans votre annuaire officiel.

Trois situations à ne pas confondre

  • Le terrain impraticable : le match ne peut pas se jouer à cause de l’état du terrain (ou d’un arrêté municipal). Personne n’est fautif, le match est à reprogrammer.
  • Le forfait déclaré : votre club prévient à l’avance qu’il ne se présentera pas. C’est une décision, avec des conséquences financières et sportives.
  • Le forfait constaté sur place : l’équipe ne se présente pas, arrive trop tard ou est en nombre insuffisant. C’est la situation la plus coûteuse.

Terrain impraticable : ce qui se joue avant le week-end

Quand l’impraticabilité est décidée en amont — par arrêté municipal ou par le propriétaire des installations —, le club recevant transmet au district, par messagerie officielle, la copie de l’arrêté ou de la décision. Beaucoup de districts imposent une fenêtre stricte : l’envoi doit arriver le vendredi, avant une heure limite fixée l’après-midi (16 h dans de nombreux règlements). Passé ce délai, le report n’est plus traité en amont et l’on bascule dans la procédure du jour du match.

Deux réflexes : demandez l’arrêté à la mairie par écrit (un appel téléphonique ne se transmet pas au district), et prévenez le club adverse en parallèle. Le district enregistre, mais c’est vous qui évitez à trente personnes soixante kilomètres pour rien.

Le jour du match : tout le monde se déplace

C’est le point qui surprend le plus les nouveaux dirigeants. Si l’arrêté tombe le samedi matin, ou si le terrain se dégrade après la fenêtre du vendredi, la règle est simple : les deux équipes et l’arbitre se déplacent et se présentent à l’heure du match. La feuille de match est renseignée, puis l’arbitre — souvent accompagné d’un représentant de la mairie — visite le terrain devant les dirigeants des deux équipes et décide de jouer ou non.

Ne « libérez » jamais votre équipe par téléphone au motif que le terrain est impraticable : une équipe absente pendant qu’une décision officielle n’a pas été prise, c’est un forfait, pas un report.

Le terrain de repli : l’obligation qui surprend

Avant de conclure à l’impraticabilité, l’arbitre et les équipes doivent vérifier qu’aucun terrain de repli n’est disponible — sur le même complexe ou sur une autre installation à disposition du club recevant. Et la plupart des règlements de district vont plus loin : à partir de deux rencontres déjà reportées pour impraticabilité, le club recevant doit fournir un terrain praticable dès la demande suivante. À défaut, la commission peut aller de l’inversion de la rencontre (vous jouez chez l’adversaire) jusqu’à la perte du match par pénalité. Dès le deuxième report de la saison, appelez donc le club voisin : un créneau de repli ne s’improvise pas le samedi à 13 h.

Le forfait déclaré : prévenir tôt coûte beaucoup moins cher

Si vous savez que l’équipe ne pourra pas se présenter, déclarez-le — et tôt. La plupart des règlements prévoient qu’un club prévenant le district par document officiel au moins dix jours avant la rencontre est dispensé de l’amende et des frais d’organisation ; ne restent à sa charge que les frais engagés pour prévenir l’adversaire, les arbitres et le délégué. Une déclaration tardive, elle, cumule amende, frais et parfois indemnité au club qui s’était déplacé.

Le forfait général : quand deux forfaits font tomber l’équipe

La règle la plus lourde de conséquences, et la moins connue des bureaux : dans la plupart des règlements, deux forfaits déclarés ou constatés dans la même compétition (ou par phase chez les jeunes) entraînent le forfait général de l’équipe. Elle est alors classée dernière de son groupe, écartée de la coupe du district, et son club doit l’amende prévue au statut financier ainsi que des indemnités aux clubs qui s’étaient déjà déplacés. Les compétitions vétérans prévoient souvent trois forfaits au lieu de deux.

Deuxième effet, celui qui fait mal : le forfait général d’une équipe entraîne automatiquement celui des équipes inférieures du même club. Un club en tension d’effectif a donc intérêt à retirer une équipe avant le début de la phase plutôt qu’à espérer tenir jusqu’en décembre.

Le forfait sur le terrain : la règle des 8 joueurs

Les Règlements Généraux de la FFF (article 159) sont explicites : en football à 11, une équipe qui se présente avec moins de huit joueurs est déclarée forfait, et une équipe réduite à moins de huit joueurs en cours de match est déclarée battue par pénalité. En football à 8, le seuil est de sept joueurs. L’insuffisance ou l’absence d’une équipe est constatée par l’arbitre un quart d’heure après l’heure fixée pour le début de la rencontre. Autrement dit : à 8 joueurs, on joue — et le dirigeant qui trouve un huitième joueur dans le quart d’heure sauve un match, et une amende.

La check-list du correspondant

  1. Le règlement particulier du district enregistré sur le téléphone, avec l’heure limite du vendredi surlignée.
  2. La messagerie officielle du club consultée tous les jours, y compris le samedi matin.
  3. L’arrêté municipal demandé par écrit, transmis au district ET au club adverse.
  4. Un terrain de repli identifié dès le deuxième report de la saison.
  5. Toute déclaration de forfait envoyée au moins dix jours avant, par document officiel.
  6. Le compte des joueurs disponibles fait le mercredi, pas le vendredi soir.

Le vrai sujet : savoir qui est là, avant vendredi

La plupart des forfaits amateurs ne viennent pas d’un manque de joueurs, mais d’un manque d’information : le coach croit avoir douze réponses, il en a sept confirmées et cinq « vus ». Une convocation qui exige une réponse explicite par joueur, avec relance des silencieux, transforme cette incertitude en chiffre — et un chiffre connu le mercredi laisse trois jours pour agir. C’est ce que gèrent les convocations dans KlubOn.

À lire ensuite : la FMI, mode d’emploi et pannes classiques et notre modèle de convocation de match.

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