Tops & flops

Tops & flops des réunions de club : 10 situations vécues

Par l’équipe KlubOn · 3 août 2026 · 7 min de lecture

Photo : Unsplash

Il y a deux endroits où se décide la vie d’un club de foot : le terrain, et une table du club-house un mardi soir. Le premier est filmé, commenté et raconté pendant des années. Le second produit, lui, les vraies décisions — et parfois des soirées dont on rit encore dix ans plus tard. Voici dix situations que tout dirigeant reconnaîtra, avec, pour chacune, ce qui marche et ce qui ne marche pas.

1. La réunion sans ordre du jour

Flop. On se retrouve à vingt heures, on parle des maillots, ça dérive sur le tracteur à gazon, il est vingt-trois heures et le sujet qui justifiait la réunion — le tarif des cotisations — n’a pas été abordé.
Top. Trois lignes envoyées la veille : les points, l’ordre, le temps alloué. Ça n’a l’air de rien et ça fait gagner une heure à chaque fois.

2. Le tour de table qui n’en finit pas

Flop. « On fait un tour de table pour que chacun s’exprime » — onze personnes, six minutes chacune, et la moitié disent la même chose.
Top. Le tour de table sert à décider, pas à raconter. Une question précise (« qui prend la buvette du 12 ? »), on fait le tour, on note les noms, on avance.

3. Le débat sur un sujet qui ne concerne que deux personnes

Flop. Quarante minutes de discussion collective sur l’horaire des U9 du mercredi, devant douze personnes dont dix n’ont pas d’U9.
Top. La règle du « ça se règle à deux » : dès qu’un sujet ne concerne pas la majorité de la table, on désigne les deux personnes qui le traitent et on passe au point suivant.

4. La réunion où personne n’écrit rien

Flop. Excellente soirée, décisions claires, ambiance parfaite. Trois semaines plus tard, plus personne ne se souvient de qui devait appeler la mairie.
Top. Un relevé de décisions en cinq lignes, envoyé le lendemain matin : décision, responsable, échéance. Pas un compte rendu — un relevé. Cinq minutes d’écriture, et la réunion suivante commence par « où en est-on ? » au lieu de « on avait dit quoi ? ».

5. Le point trésorerie qui vire au procès

Flop. Le trésorier annonce un déficit, la table cherche un coupable, et la soirée se termine mal. Deux mois après, il démissionne.
Top. On sépare le constat de la solution. Dix minutes de chiffres sans commentaire, puis une pause, puis la question « qu’est-ce qu’on fait ». Nos dix erreurs classiques du trésorier sont, pour beaucoup, des erreurs de réunion avant d’être des erreurs de comptabilité.

6. La réunion convoquée par WhatsApp dans six groupes différents

Flop. Le message part dans le groupe « bureau », mais deux membres du CA n’y sont plus depuis un changement de téléphone. Ils apprennent la réunion le lendemain, par quelqu’un d’autre. Vexation garantie.
Top. Une convocation nominative, avec réponse attendue, envoyée d’un seul endroit. On sait qui vient, on sait qui manque, et personne n’est oublié — c’est exactement ce que font les annonces ciblées de KlubOn, envoyées au bureau, à une catégorie ou à tout le club selon le besoin.

7. La réunion à seize personnes

Flop. Plus il y a de monde, moins on décide. Au-delà de huit, la réunion devient une assemblée : chacun se sent obligé de parler, personne ne se sent responsable.
Top. Six à huit personnes pour décider ; tout le reste du club informé par écrit ensuite. Les grandes messes ont leur moment, c’est l’assemblée générale.

8. Le président qui parle pendant quarante minutes

Flop. Il a tout préparé, tout compris, et il déroule. Les autres écoutent poliment — et ne s’engagent sur rien, puisqu’on ne leur a rien demandé.
Top. Le président ouvre, cadre, et se tait. Une réunion où le président parle moins que la moitié du temps est une réunion où les bénévoles reviennent.

9. La réunion « on verra à la rentrée »

Flop. Juin, tout le monde est fatigué, on reporte les sujets sensibles à septembre. En septembre, les inscriptions ont commencé, il est trop tard pour changer quoi que ce soit, et on reporte à juin.
Top. Les décisions structurantes — tarifs, catégories, effectifs, matériel — se prennent avant la fin de saison. Juin est le seul mois où l’on a à la fois les chiffres de l’année et le temps de préparer la suivante.

10. La réunion qui se termine au bar (et c’est très bien)

Top, sans réserve. Le quart d’heure d’après-réunion est le moment où l’on apprend qu’un parent est électricien, qu’un ancien joueur cherche à revenir comme éducateur, et que le voisin du stade n’est pas si fâché que ça. Aucune organisation ne remplace ça.
La seule réserve : ce qui se décide au bar après le relevé de décisions ne s’est pas décidé. Si le sujet est important, il revient à l’ordre du jour de la fois suivante.

La règle qui résume les neuf autres

Une bonne réunion de club tient en une phrase : on sait pourquoi on vient, on repart avec des noms en face des tâches, et c’est écrit quelque part. Le reste — la salle, l’heure, le café — n’est que du confort. Et si vous manquez de bras pour tenir tout ça, c’est souvent un problème de recrutement plus que d’organisation : voyez notre guide sur recruter et fidéliser des bénévoles.

Passez de la lecture à la pratique.

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